Fénofibrate Ival


DCI/Dosage: Fénofibrate 200 mg

Présentation: 30 Gélules

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1. DENOMINATION DU MEDICAMENT : FENOFIBRATE IVAL 200 mg, gélule. 2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE : Fénofibrate 200 mg Pour une gélule. Liste complète des excipients : Saccharose, Amidon de mais, Hypromellose, Lauryl sulfate de sodium, Diméthicon, Siméthicone, Talc. 3. FORME PHARMACEUTIQUE : Gélule. 4. DONNEES CLINIQUES : 4.1. Indications thérapeutiques :Réservé à l’adulte :Hypercholestérolémies (type IIa) et hypertriglycéridémies endogènes de l’adulte, isolées (type IV) ou associées (types IIb et III) lorsqu’un régime adapté et assidu s’est avéré insuffisant d’autant plus que la cholestérolémie après régime reste élevée et/ou qu’il existe des facteurs de risque associés. La poursuite du régime est toujours indispensable. A l’heure actuelle, on ne dispose pas d’essais contrôlés à long terme démontrant l’efficacité du fénofibrate dans la prévention primaire ou secondaire des complications de l’athérosclérose. 4.2. Posologie et mode d’administration :En association avec le régime, ce médicament constitue un traitement symptomatique à long terme dont l’efficacité doit être surveillée périodiquement. Les gélules de fenofibrate ival 200 mg devront être employées, à raison d’une gélule par jour au cours de l’un des principaux repas. 4.3. Contre-indications :Ce médicament ne doit jamais être prescrit dans les situations suivantes : - Insuffisance hépatique ; - Insuffisance rénale ; - Réactions connues de phototoxicité ou de photo-allergie pendant un traitement par le fénofibrate ou une substance de structure apparentée et en particulier le kétoprofène ; - En association avec un autre fibrate ; - Chez l’enfant. Ce médicament est généralement déconseillé en association avec les inhibiteurs de l’HMGCoA réductase ainsi que pendant l’allaitement. 4.4. Mises en garde spéciales et précautions d’emploi :Mises en garde spéciales : - Des atteintes musculaires, y compris d’exceptionnels cas de rhabdomyolyse, ont été rapportés avec les fibrates. Elles peuvent survenir avec une plus grande fréquence en cas d’hypoalbuminémie. - Une atteinte musculaire doit être évoquée chez tout patient présentant des myalgies diffuses, une sensibilité musculaire douloureuse et/ou une élévation importante de la CPK d’origine musculaire (taux supérieur à 5 fois la normale) : dans ces conditions, le traitement doit être arrêté. - En outre, le risque d’atteinte musculaire peut être majoré en cas d’association avec un autre fibrate ou avec un inhibiteur de l’HMG-CoA réductase. En raison de la présence de saccharose, ce médicament est contre-indiqué en cas d’intolérance au fructose, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose, ou de déficit en sucrase-isomaltase. Précautions d’emploi : Si après une période d’administration de quelques mois (3 à 6 mois), une réduction satisfaisante des concentrations sériques de lipides n’est pas obtenue, des moyens thérapeutiques complémentaires ou différents doivent être envisagés. Des augmentations des transaminases ont été observées de manière généralement transitoire chez certains malades. Dans l’état actuel des connaissances, elles paraissent justifier : - Un contrôle systématique des transaminases tous les 3 mois pendant les 12 premiers mois de traitement ; - Un arrêt de traitement en cas d’augmentation des ASAT et des ALAT à plus de 3 fois la limite supérieure de la normale. En cas de traitement conjoint par les anti-coagulants oraux, une surveillance accrue du taux de prothrombine, exprimé par l’INR, s’impose. 4.5. Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions :Associations contre-indiquées : Autres fibrates : Risque majoré d’effets indésirables à types de rhabdomyolyse et d’antagonisme pharmacodynamique entre les deux molécules. Associations déconseillées :Inhibiteurs de l’HMG CoA réductase : Risque majoré d’éffets indisirables à type de rhabdomyolyse. Associations faisant l’objet de précaution d’emploi : Anti-coagulants oraux : Augmentation de l’effet de l’anti-coagulant oral et du risque hémorragique (par déplacement de ses liaisons aux protéines plasmatiques. Contrôle plus fréquent du taux de prothrombine et surveillance de l’INR. Adaptation de la posologie anti-coagulant oral pendant le traitement par fenofibrate 200 mg et 8 jours après son arrêt. 4.6. Grossesse et allaitement : Grossesse : Les résultats des études réalisées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène. En clinique, aucun effet malformatif ou fœtotoxique n’est apparu à ce jour. Toutefois, le suivi des grossesses exposées au fénofibrate est insuffisant pour exclure tout risque. Il n’y a pas d’indication à la prescription des fibrates au cours de la grossesse, à l’exception des hypertriglycéridémies majeures (> 10 g/l) insuffisamment corrigées par la diététique et qui exposent au risque maternel de pancréatite aiguë. Allaitement : Il n’existe pas d’informations sur le passage du fénofibrate dans le lait maternel. La prescription en est par conséquent déconseillée en période d’allaitement. 4.7. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines :Sans objet. 4.8. Effets indésirables :Des cas d’atteintes musculaires (myalgies diffuses, sensibilité douloureuse, faiblesse) ainsi que des cas exceptionnels de rhabdomyolyse, parfois sévères, ont été rapportés, comme avec d’autres fibrates. Ils sont le plus souvent réversibles à l’arrêt du traitement. D’autres effets indésirables, peu fréquents et d’intensité modérée, ont également été rapportés : - Troubles digestifs, gastriques ou intestinaux à type de dyspepsie ; - Elévation des transaminases ; - Des réactions cutanées telles qu’éruptions, prurit, urticaire ou des réactions de photosensibilité ont été rarement rapportées. Dans certains cas, même après plusieurs mois d’utilisation sans complication, une photosensibilisation cutanée peut apparaître avec érythème, papules, vésicules ou éruptions eczématiformes débutant au niveau des zones exposées au soleil ou à la lumière UV artificielle (lampes à UV). On ne dispose pas actuellement d’études contrôlées permettant d’apprécier d’une façon générale les effets indésirables à long terme et plus particulièrement le risque de lithiase biliaire. 4.9. Surdosage :Traitement symptomatique. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES:5.1.Propriétéspharmacodynamiques:HYPOCHOLESTEROLEMIANTS ET HYPOTRIGLYCERIDEMIANTS, Le fénofibrate peut abaisser la cholestérolémie de 20 à 25% et la triglycéridémie de 40 à 50%. La réduction de la cholestérolémie est due à l’abaissement des fractions athérogènes de faible densité (VLDL et LDL). Elle améliore la répartition du cholestérol plasmatique en réduisant le rapport cholestérol total/cholestérol HDL, accru au cours des hyperlipidémies athérogènes. La relation entre hypercholestérolémie et athérosclérose est établie, de même que la relation entre athérosclérose et risque coronarien. Un effet uricosurique a été démontré chez les patients hyperlipidémiques entraînant une diminution moyenne de l’uricémie de l’ordre de 25%. Sous fénofibrate, l’augmentation des apoprotéines A1 et la diminution des apoprotéines B améliorent le rapport apo. A1/apo. B, qui peut être considéré comme un marqueur du risque athérogène. Un effet antiagrégant plaquettaire du fénofibrate a été démontré chez l’animal, puis chez l’homme au cours d’une étude clinique. Il se manifeste par une diminution de l’agrégation à l’ADP, à l’acide arachidonique et à l’épinéphrine. Par activation du Peroxysome Proliferator Activated Receptor de type a(PPAR a), le fénofibrate augmente la lipolyse et l’élimination du plasma des particules riches en triglycérides en activant la lipoprotéine lipase et en diminuant la production d’apoprotéine C III. 5.2. Propriétés pharmacocinétiques :Absorption : Le produit inchangé n’est pas retrouvé au niveau plasmatique. Le métabolite majeur plasmatique est l’acide fénofibrique. La concentration plasmatique maximale est atteinte en moyenne 5 heures après l’ingestion du médicament. La concentration plasmatique moyenne est de l’ordre de 15 µg/ml pour une posologie de 200 mg. Chez le même individu, les concentrations plasmatiques sont stables en traitement continu. Distribution : L’acide fénofibrique est fortement lié à l’albumine plasmatique et peut déplacer les antivitamines K des sites de fixation protéiques et potentialiser leur effet anticoagulant. Demi-vie plasmatique : La demi-vie plasmatique d’élimination de l’acide fénofibrique est de l’ordre de 20 heures. Métabolisme et excrétion : L’élimination se fait essentiellement par voie urinaire : la quasi totalité du produit est éliminé en 6 jours. Le fénofibrate est principalement excrété sous forme d’acide fénofibrique et de son dérivé glucuroconjugué. Les études cinétiques, après dose unique et traitement continu, indiquent l’absence d’accumulation. L’acide fénofibrique n’est pas éliminé au cours de l’hémodialyse. 5.3. Données de sécurité préclinique :Sans objet. 6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES : - Incompatibilités :/- Durée de conservation : 3 ans. 7. PRÉSENTATION ET NUMÉRO D’ENREGISTREMENT : - Présentation : Boite de 30 gélules. - DE : 06/06 M 120/195. 8. CONCENTRATION DE PRESCRIPTION ET DE DÉLIVRANCE : Liste : II. 9. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ : Laboratoire Pharma ival.